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Sur ce blogue, vous trouverez le texte de la brochure du réseau écosocialiste, "Québec solidaire: au-delà du parlement, se donner le pouvoir de changer la société". Vous pouvez la lire par chapitre et la commenter, ou la télécharger.
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Rassemblement pour le non (oxi) au référendum grec de 2015. Image CC Georgios Giannopoulos.


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Quel pouvoir voulons-nous ?

L’histoire nous enseigne que gagner les élections et former un gouvernement ne suffisent pas pour changer la société. Ces dernières décennies, des partis sociaux-démocrates, puis de gauche radicale, ont eu tendance une fois au gouvernement, à fléchir devant les pressions des acteurs économiques. Ceci les a conduits à abandonner les mesures radicales de leur programme, à recentrer leur message, à poursuivre les plans d’austérité de leurs prédécesseurs, soit malgré eux, ou pire, parce qu’ils ont embrassé la logique néolibérale. L’espoir qu’un autre monde soit possible laisse alors la place au fatalisme. À la lueur de ces expériences, il faut collectivement faire ce constat: il manque dans QS une réflexion sur ce que signifie « prendre le pouvoir ». L’élaboration de notre programme a laissé en suspens une question qu’il faut maintenant ensemble aborder: comment  réaliser notre projet de société dans le contexte des rapports de pouvoir qui traversent le Québec et le monde d’aujourd’hui?

6. Éviter les pièges des médias de masse

Pour un parti politique qui veut diffuser son  message et augmenter la portée de ses idées, des impératifs d’efficacité obligent à recourir à la communication et à passer par le canal des médias. L’espace médiatique nous impose du coup ses contraintes. Et cet espace structure une bonne partie de l’activité de Québec solidaire entre deux élections. Il est possible de faire un travail médiatique tout en restant fidèle à nos positions, et nos porte-paroles l’ont amplement prouvé: les événements du Printemps érable, le travail de Françoise, Amir, Manon et maintenant Gabriel démontrent que nous sommes capables de défendre notre posture et de venir bousculer l’espace médiatique, de le polariser à gauche, de verbaliser d’autres discours, trop peu entendus dans cet espace-là. Mais il ne faudrait pas oublier que la politique se joue dans un espace défini par les médias, pour la plupart aux mains de grands conglomérats médiatiques privés, avec un biais idéologique prononcé, et que ceux-ci s’en s

3. Participer aux élections, contre l'électoralisme

Lorsqu’on pense à un parti politique, on pense aux élections et à l’Assemblée nationale. Et avec une victoire électorale en main, on pense gagner le pouvoir. C’est pourquoi un parti politique se concentre avant tout sur le travail électoral. C’est d’ailleurs pourquoi QS a principalement développé ses capacités d’organisation électorale et de communication nationale, plutôt que ses capacités d’intervention et d’action dans les mobilisations en cours. C’est ce choix stratégique qui vide en partie de son sens la fameuse formule du « parti des urnes et de la rue », le plus souvent utilisée comme un slogan sans véritable implication pratique. Il faut admettre que 10 ans consacrés à l’élaboration du programme ont pris beaucoup de notre temps entre les élections. Cela a limité les énergies militantes disponibles pour la réalisation de campagnes politiques de plus grande envergure. Néanmoins, la conception floue dans QS de ce que pourrait être un parti de la rue n’a pas aidé. Différentes visio